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SVE à Balchik, Bulgarie

SVE à Balchik, BULGARIE

International Short-film festival IN THE PALACE

– 1er au 30 juin 2011 –

Avant de partir :

« Hein ?! La Bulgarie !?! Mais qu’est-ce que tu vas aller faire là-bas ? ».

Voilà ce que nous ont dit  la plupart de nos amis, à nous, huit volontaires du Sud de la France, lorsque nous leur avons dit que nous partions faire un service volontaire pour un festival de court-métrage au bord de la mer noire. Tant que l’on dit « festival », « cinéma », « au bord de la mer », « tout frais payés », on fait rêver les gens. Mais « Bulgarie »… ça crée comme un bug dans le visage de l’autre. Et pourtant, la Bulgarie est un pays qui gagne à être connu.

En dehors de deux personnes qui s’étaient rencontrées lors d’un précédent échange, aucun de nous ne se connaissaient. Nous étions, trois filles et cinq garçons français entre 18 et 25 ans, aux profils très différents, et c’est directement à l’aéroport de Marseille que nous nous sommes tous retrouvés pour la première fois. C’est drôle d’ailleurs, car maintenant j’ai l’impression de les connaître depuis toujours.

Pendant le séjour :

Pendant un mois, nous avons donc participé à l’organisation du festival de court-métrage « IN THE PALACE », à Balchik. Le festival ne durant qu’une semaine, nous avons passé les deux premières plutôt tranquillement. Notre travail consistait essentiellement à sympathiser avec tous les volontaires, souvent au bord de la piscine ou dans un bar, et à réfléchir et mettre en place des « secret parties » qui auraient lieu pendant le festival.

Concrètement, cela consistait en quelques sessions brainstorming en équipe, et en un peu de travail manuel dans une villa abandonnée. Nous avons également travaillé autour de la communication pour le festival, en collant des affiches dans toute la ville, en réalisant une photo de groupe (cf. ci-dessus) et en allant à la rencontre des locaux pour réaliser des interviews filmées.

Durant le festival, nous étions répartis en plusieurs groupes avec des tâches particulières. Certains s’occupaient d’accueillir les invités à l’aéroport, d’autres s’assuraient que le jury avait tout ce qu’il désirait, d’autres encore étaient « door keeper » ; certains ont présenté les films au public, d’autres ont pris des photos etc. Niveau hébergement et nourriture, tout était pris en charge. Il y a eu quelques rebondissements et nous avons mangé beaucoup de concombres, mais au final c’était très bien !

Après !

Le retour a été à la fois déprimant et génial. Terrible, parce qu’on a quitté des personnes dont on se sentait vraiment très proches, sans savoir quand on aura l’occasion de les revoir. Déprimant aussi parce que c’est comme sortir d’une petite bulle, d’une petite parenthèse, et retourner à une vie qui, en comparaison, paraît un peu monotone (tout le monde parle français et on revoit des têtes connues tous les jours ! Mais est le défi, la surprise, l’inattendu ?)… Mais c’est aussi génial parce qu’on revient changé. « Là-bas je me suis pas pris la tête, j’étais juste moi. Et j’ai réalisé qu’en fait, quand j’étais moi-même, ça passait carrément ! », disait un de mes nouveaux amis marseillais. D’avoir passé du temps dans un environnement totalement nouveau, dans lequel il n’y a pas d’étiquette, pas de passé et pas de futur, ça rend plus confiant, ça fait grandir. On réalise aussi qu’une jeune Jordanienne, qu’un jeune Géorgien ou que de jeunes Bulgares ont globalement les même envies, problèmes, et aspirations que nous. Ca donne envie de repartir pour aller rendre visite à toutes ces personnes et voir leur pays qui a l’air tellement fantastique (alors que franchement, jusqu’ici, je n’avais jamais envisagé la Géorgie comme un lieu potentiel de villégiature…).

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InDaBulgarianPalace

Des volontaires que nous avons envoyé en Bulgarie organiser un festival de court-métrages tiennent un blog sympa, check it out : http://indabulgarianpalace.blogspot.com/ !